Réseaux sociaux et signaux sanitaires : une nouvelle source de données

Le 3 septembre 2018 a été remis à Madame Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé, le rapport sur l’amélioration de l’information des usagers et des professionnels de santé sur le médicament qui fait suite à la mission du même nom, présidée par le Dr Gérald Kierzek et Magali Leo.

Cette mission a été mise en place suite aux difficultés rencontrées à l’occasion du changement de formule du Lévothyrox. Ce rapport apporte de nombreuses recommandations pour améliorer la qualité et l’efficacité de l’information sur le médicament. Harmonisation des discours, renforcement de la transparence, optimisation de la coordination entre professionnels de santé, pharmaciens et patients, etc. autant d’axes d’amélioration avec la mise en avant du développement de solutions numériques permettant de repérer les signaux faibles d’alerte en complément du système de pharmacovigilance existant.

La sous-déclaration des effets indésirables par professionnels de santé est connue depuis longtemps et diverses initiatives ont été mise en place comme le portail de déclaration des effets indésirables de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament à travers lequel il est possible pour les professionnels de santé et les usagers de signaler en quelques clics tout évènement indésirable survenu après la prise d’un médicament, l’utilisation d’un dispositif médical ou de tout autre produit de santé ou cosmétique.

Parallèlement , les réseaux sociaux ont pris une importance considérable dans l’information sur le médicament. Les patients échangent, rapportent leurs expériences et s’informent via les forums de discussion constituant d’importantes communautés de patients en ligne. Ces échanges représentent une  source d’information qu’il n’est plus possible de négliger. Même si la causalité ne pourra pas d’être établie à la lecture de ces messages, des nouvelles technologies sont aujourd’hui assez matures pour exploiter tous ces contenus.

L’association de l’intelligence artificielle et du text mining permet ainsi la mise en place d’algorithmes capables de détecter des signaux faibles, de façon récurrente. Si l’articulation d’une telle surveillance des réseaux sociaux avec la chaîne de surveillance du médicament reste à préciser, la validité scientifique des différentes a proches d’analyses des réseaux sociaux a été établie ces dernières années.

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